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La maison fut fondée en 1865 par Jean Roullet, façonneur d'outils, c'est de sa rencontre avec Monsieur Lamour, client et sertisseur de métier que naquit le premier jouet automate de cette maison: |
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Premier modèle mécanique de
l'entreprise , il est encore le sigle de la Maison Decamps. Le jouet en
série était né. D'autres suivront
très vite et valurent à l'Entreprise sa
première médaille de bronze dès
l'Exposition Universelle de 1867. Installés quatre ans plus
tard, au 10 Rue du Parc Royal, dans l'Hôtel de Vigny, les
ateliers devaient y rester presque cent ans.
En 1879, le mariage de la fille de Jean Roullet , avec Ernest Decamps, mécanicien de profession, contribua à l' expansion de la fabrication. L'Exposition de 1889 vit l'association véritable et l'entreprise prit la dénomination de " Roullet-Decamps ". Dès 1893, la maison employait près de de cinquante personnes, dont trente hommes ! En 1906, à la mort de Jean Roullet, Ernest Decamps prit la direction. |
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Et dès 1909 , c'est au tour des petits
enfants, Gaston et Paul Decamps de prendre la relève.
Gaston, élève de l'École
Supérieur des Arts Décoratifs, puis de
l'Académie des Beaux Arts, étudia notamment avec
le grand sculpteur animalier Fremiet. Déjà il
exprimait son idéal dans cette phrase qui restera le
leit-motiv de son Ïuvre:
" L'Automate est une sculpture animée " Bien sûr vers1900, l'apparition de "La
fée Électricité"
révolutionna le monde de l'automate. C'est à
cette époque que furent créés les
automates publicitaires, qui vantaient les produits de grandes marques
dans les vitrines des magasins, et pouvaient fonctionner en permanence.
C'est ainsi qu'en 1909, l'année même de la mort
d'Ernest Decamps, son fils Gaston alors agé de 27 ans
créa la première vitrine animée de
Noël pour le Bon Marché à Paris.
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L'engouement était né ! La
mode de ces vitrines animées atteignit tous les Grands
Magasins. Pour concevoir les projets, ces grands magasins firent appel
à des dessinateurs humoristes de l'époque,
Dubout, Peynet, Effel..., la réalisation finale et la
fabrication étant effectuées par les Ets Decamps. Pensez que chaque automate avait sa propre sculpture, son moule en plâtre ( appelé "bosse" ) et son propre mécanisme. Cela représentait six mois de travail, pour trois minutes de plaisir ! Henriette Roullet-Decamps laissée seule
avec ses trois enfants, la Maison fonctionna ainsi pendant quelques
années. La guerre de 1914 porta hélas ! un coup
très dur à l'essor de la Maison, Paul Decamps y
fut tué en 1915. Finalement Gaston Decamps se retrouva seul
à la tête de la fabrique en 1922 .
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Les années 30-34 furent, elles,
marqués par la consécration des
qualités esthétique et technique des automates de
Gaston Decamps : " L'homme-serpent "," L'Éléphant
marcheur " et " La panthère rampante " entrent au
Musée des Arts et Métiers de Paris où
l'on peut encore les admirer.
Gaston Decamps participa également à l'Exposition Internationale de 1937, créant avec son ami Paul Durand, "le professeur Arcadius" (Automate écrivant réellement des analyses de caractères) et réalisant l'animation des " Vieilles Chansons françaises "pour le Pavillon du Jouet. Il travailla aussi aux trucages de cinéma ( le vieux lion dans "Tartarin de Tarascon", le pic-vert dans "Alexandre le Bienheureux", la pendule automate des "Casses-pieds" ......)... |
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C'est en 1960 que les Automates entreront en guerre pour sauver de la démolition le vieil hôtel de Vigny au 10 rue du Parc Royal qui les abritait depuis...95 ans ! Grâce à une exposition organisée dans les locaux, l'Hôtel fut sauvé de la démolition et classé mais les Etablissements Decamps n'en furent pas moins chassés par leur propriétaire. Réinstallés dans le 11e arrondissement de Paris, au 17/19 Rue Amelot, les automates vont connaître sous l'impulsion du gendre de Gaston Decamps, Georges Bellancourt, l'animation de leurs mécanismes par l'électronique et la bande magnétique avec notamment " l' Olympia "créée pour l'Opéra de Paris lors de la reprise des Contes d'Hoffmann......Et, conjointement à l'élaboration techniquement poussée, une recherche esthétique conduisit à la création de sculptures animées en métal. Ainsi, en 1963, un Oursin d'Or pour Salvador Dali ouvrit cette voie. |
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Redevenu objet d'art, l'automate retrouve ainsi le chemin de nos demeures et orne nos " livings " comme son ancêtre ornait les salons. Evoluant et s'assimilant parfaitement à son temps, il est vraiment pour les générations futures le témoin presque vivant de tout une époque. * Tous droits de reproduction (texte et photos) même partielle, rigoureusement réservés ©Dépôt Légal B.N.F. 1998 Cote 4-D4 PER-880
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dont Les Biches ! |
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Que soit ici remerciée très
chaleureusement Madame Cosette Bellancourt qui autorisa le
«Cercle Privé de la Poupée »
à visiter l'entreprise juste avant sa mise en sommeil. La
réussite de cette inoubliable visite doit
également beaucoup à Madame Sylviane Dugas et
à Monsieur Camille Guillebert. Ces derniers,
fidèles collaborateurs de cette Maison, nous permirent en
effet, le 6 Janvier 1996, de voir une denière fois les
locaux, les ateliers complets avec tout l'outilllage et bien
sûr aussi .....quelques très beaux automates
encore sur place.
Vous pouvez visiter les sites du Musée de Souillac (http://www.musee-automate.fr/) et du Musée de Falaise ( www.automates-avenue.fr ) Rien ne vous interdit de prendre directement contact = Musée des Automates, B.P. 37, F 46200 SOUILLAC 33 (0)5.65.37.89.49 Boulevard de la Liberation 14700 FALAISE. Tel : 02 31 90 02 43 |