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| Dans les
statistiques de Poupendol, il arrive souvent que le mot de recherche "
Loulotte " apparaisse. Nous nous devions donc de satisfaire nos visiteurs d'autant que cette adorable petite poupée de notre époque est en tous points ravissante |
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Madame
Colette MERLEN, de Loos-les-Lille, passionnée et
incontestable
spécialiste de BLEUETTE , auteur du remarquable " BLEUETTE, Poupée de
la Semaine de Suzette"
(Éditions de l'Amateur 1992) avait
envisagé en 1993 d'organiser
un Congrès Mondial de la Poupée Bleuette, avec la
participation
et le concours des "Amis du Jouet Ancien de Lambersart"
(Présidente
Madame Brigitte ASTRUC) et de la Municipalité de LAMBERSART,
près de
LILLE. Cette commune manifestation devait s'appeler le
"CONGRÈS
MONDIAL BLEUETTE ET L'OURS" et se tenir fin octobre 1993. Des
divergences de points de vue entre les organisateurs étant
apparus, le
Congrès BLEUETTE a été
reporté aux 18 et 19 Mars 1994, et, s'est
tenu à LILLE même, dans la salle des malades de
l'Hospice Comtesse
(1643)) en
présence de personnalités eminentes parmi
lesquelles
Madame Coleman et sa fille venues tout spécialement des
U.S.A,
Monsieur Samy Odin futur créateur et directeur du
Musée
de la poupée Paris, déjà
très connu
des aficionados-Poupées.
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Dès le
début 1993, Madame MERLEN avait eu l'idée de
créer
une poupée-souvenir pour ce "Congrès Mondial
Bleuette ".
Avec l'autorisation de Madame CANLORBE, fille de Monsieur Maurice
Languereau, alias Caumery, auteur des textes de la
célèbre bande dessinée
Bécassine, cette
poupée avait été baptisée
"Loulotte".
La réalisation en avait été confiée à Bernard TERRIE ( Het Gents Poppenatelier Brusselsesteerweg 240/242 9090 MELLE, près de GAND ). Trois moules différents ont été présentés au choix de Madame CANLORBE. Un tirage initial de 2.000 poupées du moule retenu, toutes numérotées, avait été arrêté. *
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Les vêtements
ont été (et sont toujours)
réalisés en s'inspirant de la
garde-robe de la Loulotte dans les albums de
Bécassine ( A remarquer
que, de son côté, PINCHON, l'illustrateur de
Bécassine et de Loulotte,
s'inspirait lui aussi souvent de la garde-robe de
Loulotte-Claude-Languereau ! ). Ils étaient confectionnés dans des matériaux classiques et nobles ( jupes et bérets en pure laine, guimpe et lingerie en coton, chaussettes tricotées main en pur coton...) par Madame Marie-Edith CHARLES et deux personnes employées à cet effet. * |
Les Éditions GAUTIER, puis GAUTIER-LANGUEREAU, ont diffusé de 1905 à 1960 " La Semaine de Suzette ", dont la Poupée vedette était la célèbrissime " BLEUETTE ". Ce journal était aussi le chroniqueur des aventures et mésaventures d’Anaïs LABORNEZ, dite " Bécassine " , car née native-de-Clocher-les-Bécasses, près de Quimper, au surplus fidèle servante de Madame la Marquise de GRAND’AIR. Elle était devenue nourrice de Loulotte ! Malgré le report du Congrès Bleuette, la Poupée Loulotte a été commercialisée, vendue d'abord par souscription ( 500 F. ), puis vente directe fin 93 et début 94, dans les différentes manifestations "Poupée" ( Foire de GAND, où elle fut présentée pour la première fois le 26 Septembre 1993, BETTON, TOYMANIA…etc. ) ainsi qu'au " Bon Marché " par l'Association " Cercle Bleuette ". La vente des " Loulotte " était assurée par Mme CHARLES dont on pouvait voir le stand dans les principaux salons-poupées. Les poupées souscrites étaient livrées dans une jolie boite en carton gris clair, avec une étiquette bleue, rectangulaire, aux angles coupés, portant dans un fond blanc " Loulotte " et le numéro ainsi que le nom du vêtement, par exemple " Loulotte N° 41 Au pensionnat. * |
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| Tête
en
biscuit, d'après moule original de B.TERRIE
(peut-être
inspiré par un moule Simon-Halbig), sans marque en creux ou
relief, mais portant à l'encre le
numéro de la
Poupée, précédé d'un "L" en
cursive. Yeux
marrons fixes. Perruque châtain en mohair et chaussures en
cuir
de la maison BRAVOT (Georgette BRAVOT, 13, Rue de Brunoy
94440
VILLECRESNES). Cils peints. Bouche ouverte sur 6 petites dents
supérieures. Oreilles non percées. Hauteur = 24
cm. Corps genre Bleuette, mais en plus petit, fabriqué à Taiwan, nombril nettement en creux, pas de marque, mais parfois une étiquette rectangulaire ( au moins pour celles souscrites et livrées dans une boîte ) : Modèle déposé C ® LG.- HACHETTE Très difficile à remonter, les élastiques, de très médiocres qualités, sont posés d'une manière très complexe. Sans que l'on puisse parler de fabrications différentes, il est possible de distinguer quatre variantes de la tête : - Regard en face, petits yeux fixes ( en fait, petite fosse orbitaire ) - Regard en face, grands yeux fixes ( fosse orbitaire plus large ) - Regard riboulant fixe, genre googlie. - Bouche close C'est finalement la première d'entre elles que choisit Madame Claude Canlorbe |
![]() La Marque " Loulotte " a été déposée à BOULOGNE sur MER, le 24 Septembre 1993 et enregistrée le 19 Novembre, n° 93485984, par Mme Colette MERLEN-VANDUYCK ( 49 Rue Roger Salengro 59120 Loos-les-Lille ) et Mme Marie-Edith CHARLES -MYLIUS ( Château d'Ordre, MACQUINGHEN 62360 BAINCTHUN ). Classes protégées : 20( ...Produits non compris dans d'autres classes en bois, liège,...succédanés de ces matières ou en matières plastiques....) , 25 (Vêtements, chaussures, chapellerie), 28 (Jeux, jouets....). Depuis déjà plusieurs mois ( ou années ?) les deux mille " Loulotte " initialement prévues ont été vendues. Restes les moules qui, semble-t-il, ont été revendus à Madame Marie-Edith Charles, laquelle les a re-cédés à Monsieur Default de la région lyonnaise qui s'emploie à en faire des reproductions, jolies certes mais qui ne sont pas réellement la vraie Loulotte retenue par " Loulotte " elle-même, savoir Madame Jacques Canlorbe dont vous trouvez ci-contre la généalogie fournie par un de nos amis. |
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| Hélène
BUGAT-PUJOL P.S. Tous les tricots ci-dessus sont des créations ont été réalisés par Hélène. 2ème Post Scriptum Après la parution de l'article ci-dessus, Mme Charles nous a fait savoir : - Que le tirage initial retenu n'était pas de "2.000 ", mais seulement "1.000 " poupées ; - ; Qu'elle n'a pas vendu mais donné les moules à Monsieur Default ;-; Que les chaussures ne sont pas de la Maison Bravot, mais viennent de Bernard Teri et enfin Que pour la confection du trousseau elle n'a été assistée que d'une seule personne. Tous droits de reproduction même partielle, rigoureusement réservés © |